Ooggetuigen gevecht in 1914

Eyewhitness accounts of August 17th 1914:

 

1. Commander baron de Wykerslooth de Rooyestein (3th squadron, 1st regiment Guides) reported :
Tout allait bien jusqu’au moment où, m’étant arrêté au sud du bois de Beernissem-Brusthem, vers Klein-Eykot, pour rédiger mon rapport, j’ai été assailli par un escadron et un peleton cycliste ennemis. Je me suis alors dirigé vers la gare de Cortenbosch, où j’ai pu rallier ce qui restait de mon escadron : trente hommes à pied et trente à cheval. Les chevaux démontées se sont enfuis par la voie du chemin de fer vers Hasselt. Ayant appris que Cosen était occupé par l’ennemi, j’ai pris à travers champs pour gagner les bois de Mierop, et ensuite le Leihaert-Bosch. Là, je me suis arrêté, ai garni la lisière de tirailleurs et ai placé les chevaux dans l’intérieur de ma ligne; Vers 18 heures, j’ai été attaqué à nouveau par deux compagnies d’infanterie, j’ai pu tenir jusque 19h.30, puis je me suis porté vers le nord d’abord, en suite vers le ouest, et le sud de Schakkenbroeck. Il faisait déjà nuit. Pendant cette attaque, mes chevaux de main se sont échappés. J’ai gagné ainsi le nord du château de Rummen, où j’ai passé le restant de la nuit et, à 3 heures, j’ai franchi nos lignes au pont de Rummen. Je me permets de signaler la conduite héroïque des lieutenants Wittouck, Reyntiens et chevalier de Menten de Horne, celui-ci abandonné blessé, et du maréchal des logis prince de Ligne, qui à executé une reconaissance hardie vers Saint-Trond. Tous mes papiers ont disparu sur mon cheval et sur celui de mon maréchal des logis chef, qui a été fait prisonnier ainsi que mon fourrier. Il me reste deux officiers et vingt-neuf hommes à pied.
In: William PARMENTIER, Historique du 1er régiment de Guides 1830-1930, z.p., 1928-1930, p. 91-93.

2. The German Leibgrenadiers could claim victory :
Zepperen, 17. August.
Am 17. August bezog Regiments Stab und Fuselier-Bataillon Ortsbiwak in Ordingen,der Rest des Regiments mit 2. F.-A. 18 und leichter Munitionskolonne in Zepperen. Die Unterkunftsorte sicherten sich selbständig. Feindliche Kavallerie war bei Sensch (Sensel) Berg und nördlich gemeldet. Der 1. Kompagnie, die eine Aussenwache am Wege nach Gravens Luys (Huys) Couvent hatte, war es beschieden, in einem selbständigen Gefecht dem Regiment den ersten kriegerischen Ruhm zu erwerben. Major von Otterstedt berichter darüber :
“Der Kompagnie war der äusserste Nordwestteil von Zepperen zur Unterkunft zugewiesen. Ihm als Ausbaue wenige hundert Meter vorgelagert, boten sich als besonders günstiges Unterkommen zwei grosse Gehöfte dar, Gravenhuis. In einem von ihnen, einem Kloster (Knabenerziehungsanstalt) kam die Kompagnie geschlossen unter. Alles nutzte sofort die willkommene Gelegenheit zu gründlicher Reinigung von Körper und Sachen aus. Nachher sollte geruht und Kraft für die noch kommenden heissen Tage gesammelt werden. Da traf bei mir ein vom rasschen Laufe keuchender Melder von einer der Aussenwachen der Kompagnie ein und meldete, dass feindliche Kavallerie unweit der Aussenwache in den von hohen Hecken und Gräben umsaümten Viehkoppeln abgesessen sei. Die Aussenwache habe sich bisher nicht verraten. Nach der Lage schien mir die Meldung wenig glaubhaft, und ich neigte der Ansicht zu, dass sicht der Posten in dem ausserordentlich unübersichtlichen Gelände habe täuschen lassen. Die Kompagnie wurde aber alarmiert. Zwei Züge waren in kürzester Frist gefechsbereit. Mit ihnen rückte ich ab. Der letzte – gerade beim Baden – war ebenfalls rasch wieder in den Kleidern und holte mich unter seinem schon lange nach Kampfbetätigung drängenden Führer, Leutnant von Guretzky-Cornitz (gefallen 23. August 1914 in Mariette), bereits bei der Aussenwache ein. Hier war vom Standort des Postens aus nichts mehr zu sehen. Der Posten, Gefreiter Fischer, ein alter, bewährter Angehöriger der Kompagnie, war sich seiner Beobachtung aber ganz sicher und ergänzte die Meldung dahin, etwa 20 feindliche Kavalleristen absitzen gesehen zu haben.
Die Kompagnie wurde nun unter Ausnutzung der Gräben und Hecken in Reihe weitergeführt. Leutnant von Guretzky wurde mit wenigen Begleitern vorausgesandt. Er stellte nach einigen hundert Metern bei einem zwichen Bäumen und Hecken versteckt liegenden Gehöft weidende Pferde und einige abgesessene Reiter, teils ruhend, teils Karten spielend, fest. Sie glaubten sich völlig sicher. Schnell war die Kompagnie zum Feuerüberfall fertig und riss ihren Gegner unsanft aus seiner Ruhe und Sorglosigkeit heraus. Dem Feuer folgte ein rasches Vorgehen. Es stellte sich jetzt heraus, das nur etwa ein Zug einer belgischen Eskadron (Guides) bei dem erwähnten Gehöfte, die anderen Züge dagegen weiter rückwärts abgesessen waren. Diese fanden Zeit zur Gegenwehr. Ihnen wandte sich, in schneller Erfassung der Lage, Leutnant von Guretzky mit seinem Zuge zu, konnte ihnen allerdings nur noch geringe Verluste beibringen, da sie es bald vorzogen, sich, gedeckt durch das unübersichtliche Gelände, dem schneidig angreifenden Zuge zu entziehen.
Die anderen Züge der Kompagnie umfassten schnell das Gehöft und die benachbarten Waldstücke, und erreichten es, das wohl kein Mann des vorgeschobenen feindlichen Zuges entkam, zumal fast sämtliche Pferde beim Feuerüberfall gefallen oder schwer verwundet worden waren. Im Gehöft kam es zu einem kurzen Feuergefecht, in dem mehrere Unteroffiziere und Grenadiere Gelegenheit zu entschlossenem, mutigem Handeln fanden.
Noch bevor die durch das Feuer alarmierten übrigen Kompagnien des Bataillons eintrafen, war das Gefecht beendet. Vierzehn Gefangene, darunter ein Oberleutnant und der Wachtmeister der Eskadron, drei Verwundete und sieben Tote blieben in unseren Händen. Der kleine Anfangserfolg war um so erfreulicher, als er der Kompagnie nur einen Verwundeten gekostet hatte.
In: Leib-Grenadier-regiment Nr. 8, (Erinnerungsblätter deutscher Regimenter, 128), Berlijn, 1924, p. 47-48.

3. The fathers Assumptionists were relieved to have escaped from a potentially dramatic event :
Un combat à nos portes.
Le lundi 17 août fut pour l’Alumnat la journée terrible, mais aussi la journée où nous fûmes providentiellement préservés. Vers 1 heure de l’après-midi, on sonne vigoureusement à notre portail. Le portier accourt et ouvre : c’est une troupe de soldats allemands. Ils envahissent la cour; les enfants reculent instinctivement vers la statue de la Sainte Vierge. Le supérieur se présente devant le capitaine. C’est une sorte de Barberousse à cheval, revolver au poing. Il parle allemand. On ne le comprend pas. Un major traduit.
Il faut du logement pour 160 soldats, des chambres pour les officiers. Aussitôt, l’étude est vidée de ses tables. On apporte des bottes de pâille. Les soldats se déchargent de leur sac, s’installent en étude, au parloir, à la serre. Les officiers visitent la maison, qu’ils trouvent peu confortable, ouvrent les armoires pour s’assurer qu’il n’y a pas d’armes cachées, et finissent par jeter leur dévolu sur la grande chambre du premier étage et sur deux pièces au rez-de-chausée. Puis tous demandent de l’eau, du savon pour se débarbouiller. On les conduit à la buanderie. Les bonnes Soeurs apportent une cuvette de savon noir et se retirent prestement. “Nos hôtes” se trouvent en complète sécurité.
Tout à coup, la sentinelle postée sur la route de Cortenbosch accourt en toute hâte. Il y a des soldats belges, là, tout près, à 300 mètres. Quelle alerte ! Les Allemands se rhabillent promptement, saisissent leur fusil, s’alignent et partent dans la direction indiquée. Ils n’ont jamais vu le feu. Leur émotion est manifeste. Quelques minutes après, nous entendons le crépitement de la fusillade. Bientôt, les Allemands reviennent vainqueurs, amenant un prisonnier, qui est dirigé sur Zepperen. Il y a des blessés des deux côtés; les Belges ont une dizaine de morts que nous enterrerons nous-mêmes sur place, le lendemain du combat. Le Père Robert est invité à se rendre chez notre voisin, le baron de Pitteurs, pour y administrer trois blessés. L’un des trois succombera bientôt.
La troupe belge se composait d’un escadron de guides à cheval qui faisaient halte dans un estaminet; elle avait commis l’imprudence de ne placer aucune sentinelle du côté de l’Alumnat. Aussi avait-elle été complètement surprise.
Le supérieur et le sous-prieur pris comme otage : après le souper, le Père supérieur et le Père Robert sont pris comme otages, enfermés dans la même chambre, avec défense d’en sortir. Une sentinelle veille à la porte. La capitaine nous fait dire aimablement que, s’il arrive du désordre dans la nuit, nous serons fusillés. Le major, lui, qui doit être catholique, nous demande de prier pour leurs “chers blessés”. Très volontiers. En le faisant, nous accomplissons le précepte de notre divin Maître.
La nuit est calme. Les enfants dorment paisiblement et sont très sages. Nous ne serons pas fusillés. Le matin du 18, avant le jour, la troupe se lève et part sans nous dire adieu. Elle va continuer sa marche vers Paris, où elle compte arriver dans une dizaine de jours.
La Providence a veillé sur nous. En cette circonstance si critique, l’Alumnat a été préservé providentiellement. Que serait-il arrivé si les Belges, au lieu de se laisser surprendre, avaient eux-mêmes surpris les Allemands chez nous ? Ils auraient pu en massacrer une centaine, peut-être. Mais d’autres seraient arrivés et n’auraient pas manqué de venger sur nous la mort de leurs camarades. Au reste, il faut le reconnaître, ces soldats étaient parfaitement disciplinés; ils n’ont touché à rien, dans la maison (sauf une carte de Belgique qu’ils ont emportée), ni aucun fruit dans le verger. Jamais plus, durant toute la guerre, les Allemands ne viendront loger chez nous : nous sommes trop éloignés des grandes routes.
In : Un combat à nos portes, in : L’Alumnat St-Louis Zepperen, in : L’Alumniste, jg. 16, december 1936-januari 1937, nr. 82, p. 306-308.

 

Remacluskring Zepperen
versie 12 april 2014

 

 

Wereldoorlog I

Gevecht 1914

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